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Pour chanter avec nous

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mercredi, 22 août 2007

Sailor's hornpipe (instrumental)

Hornpipe traditionnel. Le premier thème «John Geurs» nous vient de l’excellent joueur de fiddle, Gerry O’Connor; le second d’un célèbre marin aux saveurs d’épinard.

vendredi, 20 juillet 2007

LE GRAND COUREUR traditionnel

Le corsaire "le Grand Coureur"
Est un navire de malheur
Quand il s'en va en croisière
Pour aller chasser l'Anglais
Le vent, la mer et la guerre
Tournent contre le Français

Refrain

Zim bala zim boum boum,
La la la la, la la, la la la,
Zim bala zim boum boum,
La la la la, la, la

Il est parti de Lorient,
Avec belle mer et bon vent
Il cinglait babord amure
Naviguant comme un poisson
Un grain tombe sur sa mâture
V'là le corsaire en ponton

Il nous fallut remâter
Et bougrement relinguer
Tandis que l'ouvrage avance
On signale par tribord
Un navire d'apparence
A mantelets de sabords

C'était un Anglais vraiment
A double rangée de dents
Un marchand de mort subite
Mais le Français n'a pas peur
Au lieu de brasser en fuite
Nous le rangeons à l'honneur

Les boulets pleuvent sur nous
Nous lui rendons coup pour coup
Tandis que que la barbe en fume
Allons braves matelots
Dans un gros bouchon de brume
Il nous échappe aussitôt

Nos prises au bout de six mois
N'ont pu se monter qu'à trois
Un navire plein de patates
Plus qu'à moitié chaviré
Un deuxième de savates
Et le dernier de fumier

Pour nous refaire des combats
Nous avions à nos repas
Des gourganes et du lard rance
Du vinaigre au lieu du vin
Des biscuits pourris d'avance
Et du camphre le matin

Pour finir ce triste sort
Nous venons périr au port
Dans cette affreuse misère
Quand chacun s'est vu perdu
Chacun selon sa manière
S'est sauvé comme il a pu

Le cap'taine et son second
S'sont sauvés sur un canon
Le grand maître sur la grande ancre
Le commis dans son bidon
Ah le sacré vilain cancre
Le voleur de rations

Il eut fallu voir le coq
Et sa cuisine et son croc
Il s'est mis dans la chaudière
Comme un vilain pot-au-feu
II est parti vent arrière
Atterrit au feu de Dieu

De notre horrible malheur
Seul le calfat est l'auteur
En tombant de la grand-hune
Dessus le gaillard d'avant
A r'bondi dans la cambuse
A crevé le bâtiment.

Si l'histoire du Grand coureur
A su vous toucher le coeur
Faites nous bonne manière
Et versez nous largement
Du vin, du rack de la bière
Et nous serons tous contents

jeudi, 5 juillet 2007

LE VIEUX MARIN VEUT OUBLIER

Depuis trente ans que Blaise loge
En face de chez mes parents
Nul ne fit jamais son éloge
Ses défauts sont vraiments trop grands

Mais vous voisins qu'il vous déplaise
S'il fait du bruit dans l'escalier
Ne disez rien au pauvre Blaise
Le vieux marin veut oublier

Il se souvient de sa jeunesse
revoit son clocher natal
Et dans sa présente détresse
Ses souvenirs lui font bien mal

Assis sur une vieille chaise
S'il sanglote à vous déranger
Laissez pleurer le pauvre Blaise
Le vieux marin veut oublier

Quand vient minuit sur les murailles
Il croit voir paraître soudain
Sa Jeanne morte en relevailles
Durant qu'il pêchait au lointain

Mais le bruit l'étourdit l'apaise
L'entendez vous rire ou crier
Laissez crier le pauvre Blaise
Le vieux marin veux oublier

D'abord sa peine fut moins dure
Son fils endormait sa douleur
Mais à 16 ans la créature
S'enfuit avec son seul bonheur

Depuis son départ avec thérèse
S'il boit l'alcool à plein gosier
Laissez boire le pauvre Blaise
Le vieux marin veut oublier

Plus qu'avec l'absinthe ou le rouge
Il se soule avec de grands mots
Il sait par coeur le chant des rouges
Qu'on imprime dans les journaux

Et s'il maudit d'une voix mauvaise
Les exploiteurs des ouvriers
Laissez parler mon copain Blaise
Le vieux marin veut oublier

LA MAISON SUR LE PORT

Il y avait des chansons des chansons
Les hommes venaient y boire et rêver
Dans la maison sur le port où les filles riaient fort
Où le vin faisait chanter, chanter, chanter
Les pêcheurs vous le diront
Ils y venaient sans façon
Avant de partir tirer leurs filets
Ils venaient se réchauffer près de nous
Dans la maison sur le port

Les volets se sont ouverts et depuis
Les rires des filles se sont envolés
Sous un tube de néon
Un fonctionnaire à lorgnon
Est perdu dans ses papiers vieux papiers
Que sont devenues les fleurs
Et les lampes de couleurs
Les cheveux de Maria, ses bras nus
On dirait que tout est mort et bien mort
Dans la maison sur le port

Pourtant je suis revenu une nuit
J'avais cru qu'on y chantait comme avant
Mais les couples qui dansaient n'était plus rien à présent
Que les ombres du passé, du passé
Vainement j'ai recherché
Cette fille que j'aimais
Qui savaient aussi chanter et aimer
Je vous dis que tout est mort et bien mort
Dans la maison sur le port

Ce n'est pas sur mes 20 ans que je pleure
Bien souvent avec les filles j'ai pleuré
Mais on aurait pu laisser nos chansons dormir en paix
Nos chansons et nos amours, nos amours
Je l'ai dit à Maria
Et aux filles de là-bas
Allons boire pour oublier, oublier
Puisque notre cœur est mort et bien mort
Dans la maison sur le port

LES COPAINS D'ABORD

(Georges Brassens)

Non ce n'était pas le radeau
De la méduse ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il navigait en père peinard
Sur la grand'mare des canards
Et s'app'lait "Les copains d'abord"
Les copains d'abord

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la littératur'
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort,
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord

C'étaient pas des amis de lux'
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrh'
Sodome et Gomorrh'
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boeti'
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord

C'étaient pas des anges non plus
L'Evangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors
Tout's voil's dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confitéor
Aux copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leur bras lançaient des S.O.S
On aurait dit les sémaphores
Les copains d'abord

Au rendez-vous des bons copains
Y'avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encor

Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qui'ait tenu le coup
Qui n'ai jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

QUAND LA MER MONTE

Raoul De Godewarsvelde

Tout près du Cap Gris Nez, quand j'ai fini d'pécher,
Once s'retrouve chez Lèonce, on est onsse
On mesure les poissons en vidant des canons
Et on passe vite le cap, car ça tape.
Bientôt plus d'Cap Gris Nez encore moins d'Cap Blanc Nez,
Ce qu'on voit c'est nos nez tout rouge et
Quand les verres que je lève otent le sel sur mes lèvres,
Moi, je pense à Marie qui est partie.

Quand la mer monte, j'ai honte, j'ai honte
Quand elle descend, je l'attends,
A marée basse, elle est partie hélas,
A marée haute, avec un autre.

Lors Le nez dégrisé, je quitte l'estaminet,
Et je regarde en rêvant, le ridens,
L'autre côté de la mer, les collines d' Angleterre
Mon Dieu qu'l'monde par ici est tout p'tit.
Et à gorge déployée sur le flot déchainé,
Je l'appelle à grands cris: "Viens Marie".
P't'ê' qu'à la molliment, pour pêcher c'est le bon temps,
Mon filet m'la rendra dans mes bras.

Quand la mer monte, j'ai honte, j'ai honte
Quand elle descend, je l'attends,
A marée basse, elle est partie hélas,
A marée haute, avec un autre.

MON PETIT GARCON

(Paroles et musique : Michel Tonnerre)

Dans la côte à la nuit tombée
On chante encore sur les violons
Au bistrot sur l’accordéon
C’est pas la bière qui t’fait pleurer

Et l’accordéon du vieux Joe
Envoie le vieil air du matelot
Fout des embruns au fond des yeux
Et ça t’reprend chaque fois qu’il pleut

Allez Joe joue nous d’l’irlandais
Qu’t’as appris quand tu naviguais
Pendant ton escale à Galway
Du temps où t’étais tribordais

Du temps où c’était pas la joie
D’veiller au grain dans les pavois
Les mains coupées par l’vent glacé
Sans même la force de fredonner

Refrain :
Mon petit garçon met dans ta tête
Y’a des chansons qui font la fête
Et crois-moi depuis l’temps qu’je traîne
J’en ai vu pousser des rengaines

De Macao à la Barbade
ça fait une paye que j’me balade
Et l’temps qui passe a fait au vieux
Une bordée de rides autour des yeux

Et ya l’temps qui mouille au dehors
Dans la toiture ya l’vent du nord
Les yeux des filles belles à aimer
Et la chanson qui t’fait pleurer

Et même si t’as pas navigué
T’as l’droit de boire avec les autres
T’es quand même un frère de la côte
Et t’as même le droit d’la gueuler

Refrain

Quand on s’ra saouls comme des bourriques
On ira chanter sur les quais
En rêvant des filles du Mexique
Les chants des navires Négriers

Hale sur la bouline envoyez
Quand la boiteuse va t’au marché
Quand on virait au cabestan
Et toutes ces belles chansons d’Antan

Refrain

LA PRISE DE SAINT-HELIER

Monsieur de Rullecourt dit à Regnier
Allons qu’on guinde les huniers
Vite qu’on charge nos bisquines
De tromblons et de carabines
Et mettons le cap sur Saint-Helier -L’île de Jersey-

Voilà que c’est la marée du soir
Pour la surprise faut qu’il fasse noir
Vite qu’on aiguise les haches
Et bonsoir le plancher des vaches
Et mettons le cap sur Saint-Hélier -L’île de Jersey-

Nous voilà partis toutes voiles dehors
Nous n’avions qu’un canon à bord
Monsieur de Rullecourt dit pourquoi faire ?
Les canons c’est pas notre affaire
Sans ça nous prendrons Saint-Hélier -L’île de Jersey-

Près de Saint-Aubin vers les minuit
Nous arrivâmes sans faire de bruit
Nous débarquâmes sur la plage
A deux cent gars comme un orage
Et nous voilà dans Saint-Hélier -L’île de Jersey-

Les anglais étaient dans leurs draps
On fit chez eux le branle bas
Leur drapeau était leur drap rouge
Du sang coulait dedans leur bouche
Sans un cri on prit Saint-Hélier -L’île de Jersey-

Et puis comme on apercevait
De la lumière en un palais
On se dit c’est la résidence
Entrons leurs y flanquer une danse
On était maître dans Saint-Hélier -L’île de Jersey-

Bonsoir Monsieur le gouverneur
Je suis votre humble serviteur
Si vous bougez vous êtes malade
Et je vous fiche dans la limonade
Si vous cédez pas Saint-Hélier -L’île de Jersey-

L’anglais le prit dur et de travers
Remis sa culotte à l’envers
Et perdant la moitié de sa chemise
Il s’en fut jusqu’à la Tamise
C’est comme ça qu’on prit Saint-Hélier -L’île de Jersey-

Les gars de Blainville et d’Agon
Vous pouvez chanter ma chanson
Et quand vous voudrez qu’on recommence
A faire entrer l’anglais en danse
Rappelez-vous de prendre Saint-Hélier -L’île de Jersey-

mercredi, 4 juillet 2007

TROIS JEUNES MARINS

Trois jeunes marins porteurs de lettres la

Trois jeunes marins porteurs de lettres
Dessus la mer ma lon lan lirela

Dessus la mer ont navigué
ont navigué sept ans sur mer..

Sans jamais la terre ma lon lan lirela
Sans jamais la terre approcher

Au bout de la septième année...
Le pain le vin leur a manqué

Faudra tirer la courte-paille ...
Pour savoir qui sera mangé

Le capitaine a fait les pailles ...
La plus courte lui est restée

Mangerons-nous notre capitaine ...
Qui a pour nous tant de bonté

Oh non ni non dit le petit mousse ...
Pour vous la mort j'endurerai

Pour moi la mort si tu endures ...
Cent écus d'or je t'y donnerai

Il n'était pas à demi-hune ...
Se mit à rire et à chanter

Courage mes enfants courage ...
je vois la terre de tous côtés

je vois les tours de Babylone ...
Sept charpentiers y travailler

je vois les moutons sur la lande ...
Trois belles bergères à les garder

je crois que j'en reconnais une ...
C'est ma maîtresse du temps passé

DANS LE PORT DE TACOMA

C'est dans la cale qu'on met les rats
Houla houla
C'est dans la cale qu'on met les rats
Houla houla la

Parez a virer les gars faudrait haler
On s'reposera quand on arrivera dans l'port de Tacoma
C'est sur le pont qu'on met les mâts
C'est dans la gueule qu'on met le tafia
C'est dans la pipe qu'on met le tabac
Mais les filles ça s'met dans les bras

QUINZE MARINS

Quinze marins sur le bahut du bord
Yop la hop une bouteille de rhum
A boire le diable avait réglé leur sort
Yop la hop une bouteille de rhum

Quand John Silver a pris le commandement
Des marins et vogue la galère
Il tient ses hommes comme il tient le vent
Tout l'monde a peur d'Long John Silver

Mais Bill le second du corsaire
Le capitaine pris de colère
Est revenu du royaume des morts
Pour hanter la cage du trésor

Essaye un peu d'le contrecarrer
Et tu iras où tant d'autres sont allés
Que'qu'un aux vergues et que'qu'uns par d'ssus bord
Tout l'monde pour mourir les poissons d'abord

Tous nous finirons par danser la gigue
La corde au cou au pied des pendus
Toi jeune Forrest et toi jeune Merick
Si près du gibet qu'j'en ai l'cou tordu

NAVIGANT DANS LE PORT DE NANTES

Navigant dans le port de Nantes
Ho la ho la la la

J’ai rencontré la plus charmante
Pique la baleine joli baleinier
Pique la baleine allons nous coucher

Chez l’hôtesse elle était servante
Je mis le cap dessus sa chambre

Elle me dit qu’est ce que tu vas prendre
Du vin du rack ou bien d’la viande

J'répondis de tout je demande
J’ai la dent creuse et la goule grande

Toute la nuit j’allais tant qu’çà vente
Mais au p’tit jour j’donnais d'la bande

Mais un jour pour mieux la reprendre
Bientôt je reviendrai à Nantes

LE MAITRE A BORD

Eh quoi les matelots vous avez tous la frousse
Et oui je le sais bien il est vieux mon trois-mâts
Mais il lui faut quinze hommes un capitaine un mousse
Qui le ramèneront vers le Guatemala
Alors pendant huit jours il cherche un équipage
Contraint de le former de marins d'occasion
Vagabonds sans aveu dont certains tatouages
Affichent l'anarchie et la révolution
Mais lui le malabar lui qui n'a peur de rien
Au moment du départ leur dit je vous préviens

je suis le maître à bord
Moi seul je suis le maître
Bien des costauds des forts
Ont dû le reconnaître
je vous promets moi commandant
Double ration bon vin bonne goutte
je serai juste et indulgent
Oui mais il faudra qu'on m'écoute
Et maintenant le cap au Nord
je suis le maître à bord

Depuis quarante jours le navire est en route
Les vents sont contre lui le mauvais temps aussi
Avec ça plus de vivres et plus d'eau dans les soutes
On sent que la révolte est à bord et grandit
S'avançant dans la nuit quatre hommes fous de rage
Vont l'insulte à la bouche le couteau à la main
Parler au commandant au nom de l'équipage
Il faut que tu nous donnes du biscuit et du vin
Mais lui le malabar leur dit voyez là-bas
Voyez briller le phare c'est le Guatemala

je suis le maître à bord
Ce soir demain j'espère
Nous toucherons au port
Vous serez libres à terre
Oui mais ici mille sabords
Je n'admets pas la moindre riposte
je materai tous les plus forts
Que chacun regagne son poste
Sur vous j'ai droit de vie de mort
je suis le maître à bord

Et la brise a fraîchi balloté par la houle
Le trois-mâts va fringant sous la force du vent
De tribord à bâbord il va il vient il roule
Qu'on me donne la barre a dit le commandant
Bientôt c'est l'ouragan on ne voit plus le phare
Les voiles se déchirent et les flots furieux
Enlèvent un marin alors le malabar
Sent le trois-mâts craquer et crie sauve qui peut
Les canots à la mer que Dieu veille sur vous
Et tous les matelots crient venez avec nous

Non je suis le maître à bord
Je dois le reconnaître
Mes droits me rendent fort
Me font parler en maître
Mais le devoir commande encore
De me méfier du mât de misaine
je ne dois pas quitter mon bord
C'est le devoir du capitaine
Et maintenant face à la mort
je suis le maître à bord

LE QUATRE MATS BARQUE

paroles Michel Tonnerre

C'est un quatre mâts barque
De trois milles cent tonneaux
Armé par William hamilton à Glasgow
Pour faire la course aux grains
De Belfast à port Lincoln
De victoria à queenton

Et j'écoutai sam. lawson
Me parler d'anciens bateaux
C'est fameux bourlingueurs des océans
Il aimait se faire prier
Pour finir par raconter
Ses premiers embarquements

Sur la route du nord
Ses bonnettes à hisser
A cheval dans la mature par tous les temps
Tu sentiras le bateau
S'appuyer sur ses bordées
Glisser dans le lit du vent

Pourvu qu'il y ait du vent
Le cap'tain lui donne autant
De voiles qu'il peut porter tu verras comment
Comment il fera merveille
Ce sacré vieux bâtiment
Ce foutu grenier flottant

Les équipages des clippers
Qui se rendaient à galway
Se sont perdus au large des ferroway
Matelots sans patrie
Navigants par tous les temps
Gabiers des fiers bâtiments

JOHN KANAK

paroles Michel Tonnerre


Sur un baleinier John s'est réveillé,
John Kanak Kanak a tou la hé.
Quelqu'un criait paré à larguer,
John Kanak Kanak a tou la hé,
Tou la hé ho tou la hé,
John Kanak kanak a tou la hé.

Dans une taverne il s'est fait enrôler,
Par un bosco qui l'avait saoulé.

À bord ton temps tu l'passes à étarquer,
C'est pas l'cap'taine qui monte dans les huniers.

Par le Cap Horn 3 fois ils sont passés,
Mais rien qu'une fois son sac il a posé.

Et des baleines ils n'en ont pas pognées,
Y'a qu'le sale temps qu'ils ont harponné.

Mais aux Marquises L'enfer s'est terminé,
Dans les bras d'la goélette la mieux gréée.

John est heureux avec sa vahiné,
C'est pas demain qu'il va ré embarquer.

HARDI LES GARS, VIRE AU GUINDEAU

Hardi les gars, vire au guindeau
Good bye, Farewell, good bye, farewell
Hardi les gars, adieu Bordeaux
Hourra, oh Mexico, oh oh oh
Au cap Horn, il ne fera pas chaud
Haul away, hé, oula tchalez
A fait la pêche aux cachalots
Hal matelot, hé, ho hisse hé ho

Plus d'un y laissera sa peau
Good bye, Farewell, good bye, farewell
Adieu misère, adieu bateau
Hourra, oh Mexico, oh oh oh
Et nous irons à Valparaiso
Haul away, hé, oula tchalez
Où d'autres laisseront leurs os
Hal matelot, hé, ho hisse hé ho

Ceux qui reviendront pavillon haut
Good bye, Farewell, good bye, farewell
C'est premier brin de matelot
Hourra, oh Mexico, oh oh oh
Pour la bordée ils seront à flot
Haul away, hé, oula tchalez
Bon pour le rack, la fille, le couteau
Hal matelot, hé, ho hisse hé ho

HENRIK

Paroles : Graeme ALLWRIGHT

Henrik était un fier pêcheur
De je ne sais quel pays
Il naviguait sur toutes les mers
En buvant de l'eau de vie
Il a juré dans un bistrot
Devant ses collègues émus
Je pêcherais un poisson étrange
Que l'homme n'as jamais vu

You can fish a mill pond
Fish in the sea
Fish in a bath tub, yes
But dont fish me

Il a donc quitté son pays
Vers l'ouest il naviguait
Le jour, la nuit il travaillait
A ses lignes et ses filets
De tous les poissons il pêchait
De tous spécimens
Et une nuit pendant qu'il dormait
Il pêcha une baleine

Un jour surpris par la tempêt'
Son bateau s'retourna
Henrik ne perdant pas la tête
Pêcha la tête en bas Buvez modérément
Le bateau fait un tour complet
Il n'avait plus de boussol'
Ni Henrik plus beaucoup d'espoir
Ni plus beaucoup d'alcool

Puis une nuit au large de Brest
ou p't'être d'Australie
Croyant sentir le poisson mordre
A dit : j'crois bien que c'est lui
De toutes ses forces il a tiré
Le vent semblait lui dire
Que ce jour là, c'n'était pas un
Vulgaire poisson à frire

Ses mains tremblèrent, ses yeux brillèrent
Enfin il était sûr
Et un sourire béat d'extase
Eclairait sa figure
Puis un tourbillon d'écumes
L'poisson disparut
Et en fixant Henrik dans les yeux
Il dit : je te salue

Ah te voilà dit le poisson
J't'ai longtemps attendu
Si tu as quelque chose à boire
C'n'est vraiment pas de refus
Je n'ai rien bu depuis qinz'jours
Et j'ai une faim de loup
Puis le poisson a avalé

Vous les pêcheurs de tout'les mers
Buvez modérément
Que cette histoire véridique
Vous serve d'avertissement
Pêcheurs si vous voulez savoir
Qui m'a dit ce poème
Un soir en buvant dans un bar
C'est le poisson lui même

FAUT AVOIR DU COURAGE

Pendant le morte saison
On voit sur le quai les patrons
Qui demandent veux-tu qu'j't'engage
Tu auras de forts bons gages
Tu gagneras beaucoup d'argent
Si su'l'banc y'a du flétan

Faut avoir du courage
Pour faire ce long voyage

L'départ étant arrivé
Chacun descend sur le quai
Faut faire ses adieux bien vite
L'capitaine appelle de suite
Répondez à votre nom
Embarquez donc les garçons

Arrivé sur les grands bancs
On y voit des glaces
On mesure les brassées d'eau
Pour y prendre sa place
On mesure les brassées d'eau
Pour s'y placer comme il faut

L'équipage étant à bord
Chacun se dispose
A prendre son p'tit déjeuner
Qui n'est pas grand-chose
Après ce joli repas
Le guindeau vous casse les bras

Quand on est sur les grands bancs
On crie on se déhausse
Chacun se lève soudain
Pour aller boire la goutte
De tribord comme de bâbord
Les doris s'en vont dehors

Dans le doris les hommes s'en vont
Pour pêcher toute la journée
Et quand il est plein de poissons
Faut encore le décharger
Hale dessus c'est la morue
Hale dedans c'est du flétan

Faut avoir du courage
Pour faire ce long voyage

FANNY DE LANINON

Paroles : Pierre MAC ORLAN


A l'aube sur le quai Gueydon
Devant l'petit pont
Chantait la chanson
Le branle-bas de la croisière
Et dans la blanche baleinière
Jean Boué notre brigadier
Son bonnet capelé
Un peu sur l'coté
Me rappelle mon bâtiment
C'était le bon temps
Celui de mes vingt ans
Le bidel capitaine d'armes
Et son cahier d'punis
Dans la Cayenne f'sait du charme
A je ne sais quelle souris
Mais j'garde au cœur une souffrance
Quand le quartier-maître clairon
Sonnait du haut d'Recouvrance
Aux filles de Laninon

La plus belle de Laninon
Fanny Kersauson
M'offrit un pompon
Un pompon de fantaisie
C'était elle ma bonne amie
Elle fréquentait un bistrot
Rempli de mat'lots
En face du dépôt
Quand je pense à mes plaisirs
J'aime mieux m'étourdir
Que de m' souvenir
Ah! Fanny de Recouvrance
J'aimais tes yeux malins
Quand ton geste plein d'élégance
Balançait des marsouins
Je n'étais pas d'la maistrance
Mais j'avais l'atout en mains
Et tu v'nais me voir le dimanche
Sur le Duguay-Trouin

A c't'heure je suis retraité
Maître Timonier, aux Ponts et Chaussées
Je fais le service des phares
Et j'écoute la fanfare
De la mer en son tourment
D'Molène à Ouessant
Quand souffle le vent
Tonnerre de Brest est tombé
Pas du bon coté
Tout s'est écroulé
A c'qui reste de Recouvrance
J'logerais pas un saco
Et Fanny d'ma connaissance
Est morte dans son bistrot
J'n'ai plus rien d'autr' d'survivance
Et quand je bois un coup d'trop
Je sais que ma dernière chance
Ce s'ra d'faire mon trou dans l'eau.

CHANTONS POUR PASSER LE TEMPS

Chantons pour passer le temps
Les amours passés d'une belle fille
Chantons pour passer le temps
Les amours passés d'une fille de quinze ans
Aussitôt qu'elle fut promise
Aussitôt elle changea de mise
Et prit l'habit de matelot
Et vint s'embarquer à bord du navire
Et prit l'habit de matelot
Et vint s'embarquer à bord du bateau

Le capitaine du bâtiment
Etait enchanté d'un si beau jeune homme
Le capitaine du bâtiment
Le fit appeler sur l'gaillard d'avant
Beau matelot, ton joli visage
Tes cheveux, et ton joli corsage
Me font toujours me souvenant
A une beauté que j'ai tant aimée
Me font toujours me souvenant
A une beauté du port de Lorient

Monsieur, vous vous moquez de moi
Vous me badinez, vous me faites rire
Monsieur, vous vous moquez de moi
Je ne suis pas né au port de Lorient
Je suis né à la Martinique
Et même, je suis un enfant unique
Et c'est un vaisseau hollandais
Qui m'a débarqué au port de Boulogne
Et c'est un vaisseau hollandais
Qui m'a débarqué au port de Calais

Ils ont bien vécu sept ans
Sur le même bateau sans se reconnaître
Ils ont bien vécu sept ans
Se sont reconnus au débarquement
Puisque enfin l'amour nous rassemble
Nous allons nous marier ensemble
L'argent que nous avons gagné
Il nous servira pour notre ménage
L'argent que nous avons gagné
Il nous servira à nous marier

Celui la qui a fait la chanson
C'est le gars Camus, gabier de misaine
Celui la qui a fait la chanson
C'est le gars Camus, gabier d'artimon
Oh matelot faut hisser d'la toile
Au cabestan, 'faut que tout le monde y soye
Sinon Et vire, et vire vire donc
Sans ça t'auras rien dedans ta gamelle
Et vire, vire vire donc
Sans ça t'auras rien dedans ton bidon

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