LE CHILI traditionnel (2 derniers couplets : Claude Rayon)
Il parait que les officiers
Nous déclarent la guerre
Le capitaine commande le feu
L'second l'pousse par derrière
Les officiers, une bande de cons
La faridondaine la faridondon
Nous emmerdront jusqu'au Chili biribi
A la façon de Barbarie mon ami
Le cap'taine saoul comme un cochon
Dormait sous la grand vergue
Il avait bu cinquante flacons
Quatre-vingt-dix bouteilles
Il dégueulait dans l'entre pont
La faridondaine la faridondon
Par dessus les pieds du commis biribi
A la façon de Barbarie mon ami
Dessus les côtes du Chili on débarque le lest
Chaque soir l'exercice d'aviron était réglementaire
Et l'on s'éloignait du ponton
La faridondaine la faridondon
Pour aller chercher du whisky biribi
A la façon de Barbarie mon ami
Après dix mois de coup d'tabac
Nous arrivons en France
L'estomac dur le ventre en bas
Pourri par le lard rance
Avons mis l'cap sur le boxon
La faridondaine la faridondon
A virer les filles du pays biribi
A la façon de Barbarie mon ami
Au bout d'cinq à six jours de noce
N'avions plus rien en poche
La bourse vide et des morpions
Pêchés dans la bamboche
A sec de gnôle dans le bidon
La faridondaine la faridondon
Avons r'signé pour le Chili biribi
A la façon de Barbarie mon ami
Pour chanter avec nous
mardi, 23 novembre 2010
LE CHILI
Par Pierre le mardi, 23 novembre 2010, 17:46
REMAR, REMAR
Par Pierre le mardi, 23 novembre 2010, 17:42
REMAR REMAR traditionnel
No mar, no fundo
Sobre as areias,
Dançam sereias
Quando ha luar...
O mar é lindo,
A noite é bella,
Desfralda a vela,
Remar... remar...
No mar, no fundo,
Sobre os aljofres,
Ha lindos cofres
Que te hei de dar.
O mar é lindo
O ceu convida,
O amor da vida,
Remar... remar...
No mar, no fundo,
Sobre as areias,
Dançam sereias
Ao meu cantar.
O mar é lindo,
A noite é bella,
Desfralda a vela
Remar... remar...
THE GREENLAND WHALEFISHERY
Par Pierre le mardi, 23 novembre 2010, 17:38
THE GREENLAND WHALEFISHERY Traditionnel
The took us jolly sailor lads
A fishing for the whale
On the fourth day of August
In eighteen sixty four
Bound for Greenland we set sail
Brave boys
Bound for Greenland we set sail
The lookout stood on the cross-trees high
With a spyglass in his hand
There's a whale, there's a whale
Ther's a whalefish he cried
And she blows at every span
The Captain stood on the quaterdeck
And a sod of man was he
« Overhawl, overhawl
Let your davit tackles fall »
And we'll launch them boats to sea
We struck that whale and the line played out
But she gave a flurry with her tail
And the boat capsized
We were seven of our men
And we never caught that whale
Now the loosin' of seven fine seamen
It grieved the Captain sore
But the loosin' of
A bloody spermwhale
Oh it grieved him ten times more
Now Greenland is a horrid place
Where our fisher lads have to go
Where the rose and the lily
Never bloom in Spring
No, there's only ice and snow
EN REVENANT DE LA ROCHELLE
Par Pierre le mardi, 23 novembre 2010, 15:57
EN REVENANT DE LA ROCHELLE traditionnel (musique Patrick Denain)
En rev’nant de La Rochelle
Pique la baleine, joli baleinier
Je rencontre Mam’zelle Hélène
Pique la baleine je veux naviguer
La fille de mon capitaine
Elle m’a donné pour étrennes
Un navire en bois d’ébène
Que j’ai bien mis en carène
Le cap’taine qui le commande
Est une dame du monde
Des fillettes de quinze ans
Pour enflécher les haubans
Et les gabiers d’artimon
Sont tous de forts bons garçons
En prenant de la hauteur
Aux approches de l’Equateur
Vit un gabier de misaine
Qui descendait tout en peine
Qu’avez-vous donc à pleurer
Je pourrais vous consoler
Vous ne pouvez rien y faire
Car ma peine est trop amère
Ce que j’ai perdu n’est rien
Mais jamais ça ne revient
IL PLEUT SUR LA MER
Par Pierre le mardi, 23 novembre 2010, 15:40
IL PLEUT SUR LA MER Allain Leprest (musique Etienne Goupil)
Il pleut sur la mer et ça sert à rien
Qu'à noyer debout le gardien du phare
Le phare, y a beau temps qu'il a plus d'gardien
Tout est électrique, il peut bien pleuvoir
Aujourd'hui dimanche
Sur la Manche
Il pleut sur la mer, c'est bien inutile
Ca mouille la pluie, c'est du temps perdu
Les mouettes s'ennuient, blotties sous les tuiles
Il tombe des cordes et l'eau s'est pendue
Aux plus hautes branches
De la Manche
Il pleut sur la mer et ça sert à rien
A rien et à rien, mais quoi sert à quoi ?
Les cieux, c'est leur droit d'avoir du chagrin
Des nuages indiens vident leur carquois
C'est l'été comanche
Sur la Manche
Il pleut sur la mer, l'eau, quelle imbécile !
A croire que la mer se pisse dessus
Saborde ses ports, ses cargos, ses îles
T'as l'air d'un moineau sous mon pardessus
D'une corneille blanche
Sur la Manche
Il pleut sur la mer et ça nous ressemble
De l'eau dans de l'eau, c'est nous tout crachés
Et nos yeux fondus au coeur de septembre
Regardent rouler des larmes gâchées
Curieuse avalanche
Sur la Manche
Il pleut sur la mer, c'est con comme la pluie
Peut-être c'est nous qui sommes à l'envers
L'amour a des nœuds plein sa mise en plis
Ca nous fait marrer, il pleut sur la mer
Aujourd'hui dimanche
Sur la Manche
LES CALFATS
Par Pierre le mardi, 23 novembre 2010, 15:36
LES CALFATS (traditionnel)
Quand un bateau rentre en carène
Comme celui que vous voyez là-bas
On ne sait pas le mal et toute la peine
Que se donnent ceux qui sont sur les ras
Dans l’étoupe en plein goudronnage
Vous voyez bien ce tas d’margas
C’est ma bordé, mon équipage
C’est tous calfats, c’est tous calfats !
On trouve partout des ministres
Des sénateurs, des députés
Des charpentiers, des ébénistes
Même des douaniers retraités.
On trouve des femmes de ménage
Des nourrices et puis des soldats.
Mais c’qu’on trouve plus, ça c’est dommage
C’est des calfats, c’est des calfats !
Je le jure sur la pigouillère
Que j’avions tant d’turbins dans le temps
Que j’ai vu ma bordée entière
Tous les jours en cracher le sang
Mais aujourd’hui, sur ma parole
Adieu maillets et pataras !
Avec toutes leurs sacrées castroles
Y a plus de calfats, y a plus de calfats !
Maintenant qu’la tôle fait le bordage
Y a plus moyen de faire ses frais
On a supprimé le calfatage
Oh ! que c’est du propre que leur progrès
Quoi que nos fils feront de leur carrière
Des ingénieurs ? des avocats ?
Autant brûler la pigouillère
Y a plus de calfats, y a plus de calfats !
BLOW THE MAN DOWN
Par Pierre le mardi, 23 novembre 2010, 15:32
BLOW THE MAN DOWN (Traditionnel, paroles Claude RAYON)
J'me réveille dans l'coltar un matin de bordée
Timme way hay blow the man down
La tête comme un espar et la cale asséchée
Give me some time to blow the man down
En déscendant l'boulvard je navigue au plus près
Route pêche sur les bars mon cap est bien tracé
Le trottoir est mauvais et je roule bord sur bord
J'apperçoit un troquet qui clignote à babord
C'est à «l'oiseau qui pue» que je m'en vais pêcher
Des dames de p'tite vertue, et d'l'alcool frelaté
J'y vois la Monica et l'quartier maître Philop
Je vide vingt téquila et puis je fume un clop
J'mets l'cap sur la donzelle accoudée au comptoir
Je l'aborde en mer belle, j'marrime à ses bossoirs
J'veux briquer sa carène j'lui fait l'coup du calfat
Elle saute comme une sirène et piaille comme un cagnat
Comme elle n'aimait pas ça et son matelot non plus
M'ont mis la tête en bas et jetté à la rue
Alors écoute mon gars si tu tiens à ta tête
Laisse tomber Monica et n'fume plus d'cigarettes
LA GALERE
Par Pierre le mardi, 23 novembre 2010, 15:26
LA GALERE (Michel Tonnerre)
Nos mains calleuses et noires
S’usent dessus le bois
Il n’y a plus d’espoir
Sans doute mais pour moi
''Je plongerai de la galère
Ferai mon trou dans l’océan
M’en irai revoir ma mère
Qui depuis tant d’années m’attend''
Nous peinons sur les avirons
Le bois nous écorche les os
Qu’importe si nous débarquons
La bamboche c’est pour les sacots
Et si le cap’taine un beau jour
Nous dit c’est fini pour toujours
C’est pour tomber dans la misère
Si tôt près débarqués à terre
lundi, 22 novembre 2010
LA VIEILLE
Par Pierre le lundi, 22 novembre 2010, 17:53
LA VIEILLE (texte : inconnu, musique : Pierre pichard)
A l'abri des rafales, dans les ruelles du vieux port,
Et la tête un peu vide, au vieux café du port,
Elle s'endette en rêvant à des gueules de marins
qui effaceront l'ardoise si la mer le veut bien
Encore un coup la belle
Encore un coup, encore un coup
Un vieux marin pleure et t'appelle
Encore un coup la belle
Encore un coup, encore un coup
Dans les embruns et dans le sel
Dans le bruit des chansons, tout au fond du bistro,
Elle n'entend plus le rire de ces jeunes matelots
Espérances et passions meurtries par les hauts fonds
D'une vie de misère à traîner les bas fonds
Elle s'éloigne en rêvant à tous ces beaux marins
Qui ont perdu le nord pour une pauvre catin
Quand de Nantes à Bordeaux, de Brest à St Malo
Elle usait les pavés aussi bien qu'les matelots
mercredi, 22 août 2007
Sailor's hornpipe (instrumental)
Par Stef le mercredi, 22 août 2007, 20:15
Hornpipe traditionnel. Le premier thème «John Geurs» nous vient de l’excellent joueur de fiddle, Gerry O’Connor; le second d’un célèbre marin aux saveurs d’épinard.
vendredi, 20 juillet 2007
LE GRAND COUREUR traditionnel
Par Pierre le vendredi, 20 juillet 2007, 13:22
Le corsaire "le Grand Coureur"
Est un navire de malheur
Quand il s'en va en croisière
Pour aller chasser l'Anglais
Le vent, la mer et la guerre
Tournent contre le Français
Refrain
Zim bala zim boum boum,
La la la la, la la, la la la,
Zim bala zim boum boum,
La la la la, la, la
Il est parti de Lorient,
Avec belle mer et bon vent
Il cinglait babord amure
Naviguant comme un poisson
Un grain tombe sur sa mâture
V'là le corsaire en ponton
Il nous fallut remâter
Et bougrement relinguer
Tandis que l'ouvrage avance
On signale par tribord
Un navire d'apparence
A mantelets de sabords
C'était un Anglais vraiment
A double rangée de dents
Un marchand de mort subite
Mais le Français n'a pas peur
Au lieu de brasser en fuite
Nous le rangeons à l'honneur
Les boulets pleuvent sur nous
Nous lui rendons coup pour coup
Tandis que que la barbe en fume
Allons braves matelots
Dans un gros bouchon de brume
Il nous échappe aussitôt
Nos prises au bout de six mois
N'ont pu se monter qu'à trois
Un navire plein de patates
Plus qu'à moitié chaviré
Un deuxième de savates
Et le dernier de fumier
Pour nous refaire des combats
Nous avions à nos repas
Des gourganes et du lard rance
Du vinaigre au lieu du vin
Des biscuits pourris d'avance
Et du camphre le matin
Pour finir ce triste sort
Nous venons périr au port
Dans cette affreuse misère
Quand chacun s'est vu perdu
Chacun selon sa manière
S'est sauvé comme il a pu
Le cap'taine et son second
S'sont sauvés sur un canon
Le grand maître sur la grande ancre
Le commis dans son bidon
Ah le sacré vilain cancre
Le voleur de rations
Il eut fallu voir le coq
Et sa cuisine et son croc
Il s'est mis dans la chaudière
Comme un vilain pot-au-feu
II est parti vent arrière
Atterrit au feu de Dieu
De notre horrible malheur
Seul le calfat est l'auteur
En tombant de la grand-hune
Dessus le gaillard d'avant
A r'bondi dans la cambuse
A crevé le bâtiment.
Si l'histoire du Grand coureur
A su vous toucher le coeur
Faites nous bonne manière
Et versez nous largement
Du vin, du rack de la bière
Et nous serons tous contents
jeudi, 5 juillet 2007
LE VIEUX MARIN VEUT OUBLIER
Par Pierre le jeudi, 5 juillet 2007, 11:26
LE VIEUX MARIN texte : inconnu musique : Jacky Beaucé
Depuis trente ans que Blaise loge
En face de chez mes parents
Nul ne fit jamais son éloge
Ses défauts sont vraiments trop grands
Mais vous voisins qu'il vous déplaise
S'il fait du bruit dans l'escalier
Ne disez rien au pauvre Blaise
Le vieux marin veut oublier
Il se souvient de sa jeunesse
revoit son clocher natal
Et dans sa présente détresse
Ses souvenirs lui font bien mal
Assis sur une vieille chaise
S'il sanglote à vous déranger
Laissez pleurer le pauvre Blaise
Le vieux marin veut oublier
Quand vient minuit sur les murailles
Il croit voir paraître soudain
Sa Jeanne morte en relevailles
Durant qu'il pêchait au lointain
Mais le bruit l'étourdit l'apaise
L'entendez vous rire ou crier
Laissez crier le pauvre Blaise
Le vieux marin veux oublier
D'abord sa peine fut moins dure
Son fils endormait sa douleur
Mais à 16 ans la créature
S'enfuit avec son seul bonheur
Depuis son départ avec thérèse
S'il boit l'alcool à plein gosier
Laissez boire le pauvre Blaise
Le vieux marin veut oublier
Plus qu'avec l'absinthe ou le rouge
Il se soule avec de grands mots
Il sait par coeur le chant des rouges
Qu'on imprime dans les journaux
Et s'il maudit d'une voix mauvaise
Les exploiteurs des ouvriers
Laissez parler mon copain Blaise
Le vieux marin veut oublier
LA MAISON SUR LE PORT
Par Pierre le jeudi, 5 juillet 2007, 11:24
Il y avait des chansons des chansons
Les hommes venaient y boire et rêver
Dans la maison sur le port où les filles riaient fort
Où le vin faisait chanter, chanter, chanter
Les pêcheurs vous le diront
Ils y venaient sans façon
Avant de partir tirer leurs filets
Ils venaient se réchauffer près de nous
Dans la maison sur le port
Les volets se sont ouverts et depuis
Les rires des filles se sont envolés
Sous un tube de néon
Un fonctionnaire à lorgnon
Est perdu dans ses papiers vieux papiers
Que sont devenues les fleurs
Et les lampes de couleurs
Les cheveux de Maria, ses bras nus
On dirait que tout est mort et bien mort
Dans la maison sur le port
Pourtant je suis revenu une nuit
J'avais cru qu'on y chantait comme avant
Mais les couples qui dansaient n'était plus rien à présent
Que les ombres du passé, du passé
Vainement j'ai recherché
Cette fille que j'aimais
Qui savaient aussi chanter et aimer
Je vous dis que tout est mort et bien mort
Dans la maison sur le port
Ce n'est pas sur mes 20 ans que je pleure
Bien souvent avec les filles j'ai pleuré
Mais on aurait pu laisser nos chansons dormir en paix
Nos chansons et nos amours, nos amours
Je l'ai dit à Maria
Et aux filles de là-bas
Allons boire pour oublier, oublier
Puisque notre cœur est mort et bien mort
Dans la maison sur le port
LES COPAINS D'ABORD
Par Pierre le jeudi, 5 juillet 2007, 11:22
(Georges Brassens)
Non ce n'était pas le radeau
De la méduse ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il navigait en père peinard
Sur la grand'mare des canards
Et s'app'lait "Les copains d'abord"
Les copains d'abord
Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la littératur'
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort,
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord
C'étaient pas des amis de lux'
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrh'
Sodome et Gomorrh'
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boeti'
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord
C'étaient pas des anges non plus
L'Evangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors
Tout's voil's dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confitéor
Aux copains d'abord
Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leur bras lançaient des S.O.S
On aurait dit les sémaphores
Les copains d'abord
Au rendez-vous des bons copains
Y'avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encor
Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qui'ait tenu le coup
Qui n'ai jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord
QUAND LA MER MONTE
Par Pierre le jeudi, 5 juillet 2007, 11:21
Raoul De Godewarsvelde
Tout près du Cap Gris Nez, quand j'ai fini d'pécher,
Once s'retrouve chez Lèonce, on est onsse
On mesure les poissons en vidant des canons
Et on passe vite le cap, car ça tape.
Bientôt plus d'Cap Gris Nez encore moins d'Cap Blanc Nez,
Ce qu'on voit c'est nos nez tout rouge et
Quand les verres que je lève otent le sel sur mes lèvres,
Moi, je pense à Marie qui est partie.
Quand la mer monte, j'ai honte, j'ai honte
Quand elle descend, je l'attends,
A marée basse, elle est partie hélas,
A marée haute, avec un autre.
Lors Le nez dégrisé, je quitte l'estaminet,
Et je regarde en rêvant, le ridens,
L'autre côté de la mer, les collines d' Angleterre
Mon Dieu qu'l'monde par ici est tout p'tit.
Et à gorge déployée sur le flot déchainé,
Je l'appelle à grands cris: "Viens Marie".
P't'ê' qu'à la molliment, pour pêcher c'est le bon temps,
Mon filet m'la rendra dans mes bras.
Quand la mer monte, j'ai honte, j'ai honte
Quand elle descend, je l'attends,
A marée basse, elle est partie hélas,
A marée haute, avec un autre.
MON PETIT GARCON
Par Pierre le jeudi, 5 juillet 2007, 11:20
(Paroles et musique : Michel Tonnerre)
Dans la côte à la nuit tombée
On chante encore sur les violons
Au bistrot sur l’accordéon
C’est pas la bière qui t’fait pleurer
Et l’accordéon du vieux Joe
Envoie le vieil air du matelot
Fout des embruns au fond des yeux
Et ça t’reprend chaque fois qu’il pleut
Allez Joe joue nous d’l’irlandais
Qu’t’as appris quand tu naviguais
Pendant ton escale à Galway
Du temps où t’étais tribordais
Du temps où c’était pas la joie
D’veiller au grain dans les pavois
Les mains coupées par l’vent glacé
Sans même la force de fredonner
Refrain :
Mon petit garçon met dans ta tête
Y’a des chansons qui font la fête
Et crois-moi depuis l’temps qu’je traîne
J’en ai vu pousser des rengaines
De Macao à la Barbade
ça fait une paye que j’me balade
Et l’temps qui passe a fait au vieux
Une bordée de rides autour des yeux
Et ya l’temps qui mouille au dehors
Dans la toiture ya l’vent du nord
Les yeux des filles belles à aimer
Et la chanson qui t’fait pleurer
Et même si t’as pas navigué
T’as l’droit de boire avec les autres
T’es quand même un frère de la côte
Et t’as même le droit d’la gueuler
Refrain
Quand on s’ra saouls comme des bourriques
On ira chanter sur les quais
En rêvant des filles du Mexique
Les chants des navires Négriers
Hale sur la bouline envoyez
Quand la boiteuse va t’au marché
Quand on virait au cabestan
Et toutes ces belles chansons d’Antan
Refrain
LA PRISE DE SAINT-HELIER
Par Pierre le jeudi, 5 juillet 2007, 11:19
Monsieur de Rullecourt dit à Regnier
Allons qu’on guinde les huniers
Vite qu’on charge nos bisquines
De tromblons et de carabines
Et mettons le cap sur Saint-Helier -L’île de Jersey-
Voilà que c’est la marée du soir
Pour la surprise faut qu’il fasse noir
Vite qu’on aiguise les haches
Et bonsoir le plancher des vaches
Et mettons le cap sur Saint-Hélier -L’île de Jersey-
Nous voilà partis toutes voiles dehors
Nous n’avions qu’un canon à bord
Monsieur de Rullecourt dit pourquoi faire ?
Les canons c’est pas notre affaire
Sans ça nous prendrons Saint-Hélier -L’île de Jersey-
Près de Saint-Aubin vers les minuit
Nous arrivâmes sans faire de bruit
Nous débarquâmes sur la plage
A deux cent gars comme un orage
Et nous voilà dans Saint-Hélier -L’île de Jersey-
Les anglais étaient dans leurs draps
On fit chez eux le branle bas
Leur drapeau était leur drap rouge
Du sang coulait dedans leur bouche
Sans un cri on prit Saint-Hélier -L’île de Jersey-
Et puis comme on apercevait
De la lumière en un palais
On se dit c’est la résidence
Entrons leurs y flanquer une danse
On était maître dans Saint-Hélier -L’île de Jersey-
Bonsoir Monsieur le gouverneur
Je suis votre humble serviteur
Si vous bougez vous êtes malade
Et je vous fiche dans la limonade
Si vous cédez pas Saint-Hélier -L’île de Jersey-
L’anglais le prit dur et de travers
Remis sa culotte à l’envers
Et perdant la moitié de sa chemise
Il s’en fut jusqu’à la Tamise
C’est comme ça qu’on prit Saint-Hélier -L’île de Jersey-
Les gars de Blainville et d’Agon
Vous pouvez chanter ma chanson
Et quand vous voudrez qu’on recommence
A faire entrer l’anglais en danse
Rappelez-vous de prendre Saint-Hélier -L’île de Jersey-
mercredi, 4 juillet 2007
TROIS JEUNES MARINS
Par Pierre le mercredi, 4 juillet 2007, 21:43
Trois jeunes marins porteurs de lettres la
Trois jeunes marins porteurs de lettres
Dessus la mer ma lon lan lirela
Dessus la mer ont navigué
ont navigué sept ans sur mer..
Sans jamais la terre ma lon lan lirela
Sans jamais la terre approcher
Au bout de la septième année...
Le pain le vin leur a manqué
Faudra tirer la courte-paille ...
Pour savoir qui sera mangé
Le capitaine a fait les pailles ...
La plus courte lui est restée
Mangerons-nous notre capitaine ...
Qui a pour nous tant de bonté
Oh non ni non dit le petit mousse ...
Pour vous la mort j'endurerai
Pour moi la mort si tu endures ...
Cent écus d'or je t'y donnerai
Il n'était pas à demi-hune ...
Se mit à rire et à chanter
Courage mes enfants courage ...
je vois la terre de tous côtés
je vois les tours de Babylone ...
Sept charpentiers y travailler
je vois les moutons sur la lande ...
Trois belles bergères à les garder
je crois que j'en reconnais une ...
C'est ma maîtresse du temps passé
DANS LE PORT DE TACOMA
Par Pierre le mercredi, 4 juillet 2007, 21:41
C'est dans la cale qu'on met les rats
Houla houla
C'est dans la cale qu'on met les rats
Houla houla la
Parez a virer les gars faudrait haler
On s'reposera quand on arrivera dans l'port de Tacoma
C'est sur le pont qu'on met les mâts
C'est dans la gueule qu'on met le tafia
C'est dans la pipe qu'on met le tabac
Mais les filles ça s'met dans les bras
QUINZE MARINS
Par Pierre le mercredi, 4 juillet 2007, 21:39
Michel Tonnerre
Quinze marins sur le bahut du bord
Yop la hop une bouteille de rhum
A boire le diable avait réglé leur sort
Yop la hop une bouteille de rhum
Quand John Silver a pris le commandement
Des marins et vogue la galère
Il tient ses hommes comme il tient le vent
Tout l'monde a peur d'Long John Silver
Mais Bill le second du corsaire
Le capitaine pris de colère
Est revenu du royaume des morts
Pour hanter la cage du trésor
Essaye un peu d'le contrecarrer
Et tu iras où tant d'autres sont allés
Que'qu'un aux vergues et que'qu'uns par d'ssus bord
Tout l'monde pour mourir les poissons d'abord
Tous nous finirons par danser la gigue
La corde au cou au pied des pendus
Toi jeune Forrest et toi jeune Merick
Si près du gibet qu'j'en ai l'cou tordu
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