LE MAITRE A BORD
Par Pierre le mercredi, 4 juillet 2007, 21:35 - Pour chanter avec nous - Lien permanent
Eh quoi les matelots vous avez tous la frousse
Et oui je le sais bien il est vieux mon trois-mâts
Mais il lui faut quinze hommes un capitaine un mousse
Qui le ramèneront vers le Guatemala
Alors pendant huit jours il cherche un équipage
Contraint de le former de marins d'occasion
Vagabonds sans aveu dont certains tatouages
Affichent l'anarchie et la révolution
Mais lui le malabar lui qui n'a peur de rien
Au moment du départ leur dit je vous préviens
je suis le maître à bord
Moi seul je suis le maître
Bien des costauds des forts
Ont dû le reconnaître
je vous promets moi commandant
Double ration bon vin bonne goutte
je serai juste et indulgent
Oui mais il faudra qu'on m'écoute
Et maintenant le cap au Nord
je suis le maître à bord
Depuis quarante jours le navire est en route
Les vents sont contre lui le mauvais temps aussi
Avec ça plus de vivres et plus d'eau dans les soutes
On sent que la révolte est à bord et grandit
S'avançant dans la nuit quatre hommes fous de rage
Vont l'insulte à la bouche le couteau à la main
Parler au commandant au nom de l'équipage
Il faut que tu nous donnes du biscuit et du vin
Mais lui le malabar leur dit voyez là-bas
Voyez briller le phare c'est le Guatemala
je suis le maître à bord
Ce soir demain j'espère
Nous toucherons au port
Vous serez libres à terre
Oui mais ici mille sabords
Je n'admets pas la moindre riposte
je materai tous les plus forts
Que chacun regagne son poste
Sur vous j'ai droit de vie de mort
je suis le maître à bord
Et la brise a fraîchi balloté par la houle
Le trois-mâts va fringant sous la force du vent
De tribord à bâbord il va il vient il roule
Qu'on me donne la barre a dit le commandant
Bientôt c'est l'ouragan on ne voit plus le phare
Les voiles se déchirent et les flots furieux
Enlèvent un marin alors le malabar
Sent le trois-mâts craquer et crie sauve qui peut
Les canots à la mer que Dieu veille sur vous
Et tous les matelots crient venez avec nous
Non je suis le maître à bord
Je dois le reconnaître
Mes droits me rendent fort
Me font parler en maître
Mais le devoir commande encore
De me méfier du mât de misaine
je ne dois pas quitter mon bord
C'est le devoir du capitaine
Et maintenant face à la mort
je suis le maître à bord
Commentaires
C'est ma préférée...Elle me donne des frissons et me fait penser aux chansons de ma grand-mère...celles qui nous fichaient la trouille quand on était petits....au moment où chacun chantait lors des fêtes de famille. y'avait toujours au moins un mort dans les chansons...
Bises
Une fois de plus tu partages avec nous un super article. Toutes mes felicitations.
Merci pour ce super blog. Je l'apprecie enormement. J'attend les nouveaux posts avec impatience