LA VIEILLE (texte : inconnu, musique : Pierre pichard)

A l'abri des rafales, dans les ruelles du vieux port,
Et la tête un peu vide, au vieux café du port,
Elle s'endette en rêvant à des gueules de marins
qui effaceront l'ardoise si la mer le veut bien

Encore un coup la belle
Encore un coup, encore un coup
Un vieux marin pleure et t'appelle
Encore un coup la belle
Encore un coup, encore un coup
Dans les embruns et dans le sel

Dans le bruit des chansons, tout au fond du bistro,
Elle n'entend plus le rire de ces jeunes matelots
Espérances et passions meurtries par les hauts fonds
D'une vie de misère à traîner les bas fonds

Elle s'éloigne en rêvant à tous ces beaux marins
Qui ont perdu le nord pour une pauvre catin
Quand de Nantes à Bordeaux, de Brest à St Malo
Elle usait les pavés aussi bien qu'les matelots